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“La première fois que Samuel fit l’amour, ce fut en présence de ses parents. De son père, de sa mère, de ses grands-parents, arrière grands-parents, et même d’ascendants encore plus éloignés.Ce n’était pas la première fois qu’une telle intrusion se produisait. Depuis qu’il était né, et sans doute même avant, ils venaient s’immiscer dans son intimité, mais jusqu’à ce dimanche de mai 1968, ils n’avaient jamais été aussi nombreux. Les ancêtres de Samuel Opianski sont encombrants. Morts et enterrés, ils lui rendent pourtant visite pour attiser ses contradictions idéologiques, sentimentales.
De vrais démons.....  





Le pavé originel, ou l'aventure d'un livre.
Comment il s'écrit, comment il se publie,
et comment on fait pour le lancer,
même quand ce n'est pas un pavé.



Voilà les deux bagnards responsables de ce journal.
Pour moi Adam Pianko, totalement ignare en multimédia,
 il s'agissait d'explorer un nouveau moyen d'attirer
l'attention sur  un livre, en l'occurence  le roman que
je venais de publier.






Chef op,professionnel, passionné de technologie,
Michel Dunan s'est proposé, par goût de l'aventure,
comme pilote de celle que je voulais tenter.


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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 15:28
  1. Au début avec Aron tout alla bien. Puis nous nous sommes disputés, à cause d'une paire de chaussettes. Celles que j'avais aux pieds étaient très fines, et plus très neuves depuis un certain temps. Je n'en avais aucune de rechange, et marcher en plein soleil sollicitait beaucoup ces accéssoires. Je sentais grandir l'odeur qui montait de mes pieds, sans soupçonner tout de suite que le remède à cette calamité se trouvait à quelques mètres de moi. Dans mes chaussettes, les trous grandirent, crurent en nombre et en superficie, provocant sur mes pieds des ampoules énormes. Le soir, quand le soleil se coucha, j'avais atteint la limite de ce que je me croyais capable de supporter. Je m'écroulai dans l'herbe, sur le talus.
  2. - Aronek, je n'en peux plus. Il faut absolument que tu me prêtes des chaussettes.
  3.  - J'aimerais biien, mais je n'en ai pas.
  4. - Tu n'as pas de chaussettes de rechange?
  5. -  Je n'en ai qu'une seule paire et je la garde pour moi, pour quand j'en aurai besoin. Tu me comprends?
  6. Je l'aurais compris effectivement, si je ne savais pas qu'il mentait Profitant d'un moment où il s'était isolé derrière un arbre, j'avais mené une fouille rapide de son sac, qiu contenait cinq paires de chaussettes, pas une de moins.
  7.  - Aron, pourquoi mentir? Tu as forcément quelques paires avec toi.
  8.  - Qu'en sais-tu? Tu as regardé dans mon sac?
  9.  - Je n'ai pas regardé, bien sûr, mais je suppose.
  10.  - Laisse -moi te dire que tu supposes à tort.
  11. A ces mots, je n'ai pas pu retenir ma colère.
  12. - Ecoute, mon petit Aron. J'ai tant d'ampoules aux pieds que je n'arrive pas à poser un pied devant l'autre. Alors je te laisse choisir. Soit tu me donnes une des cinq paires dont je suppose à tort que tu gardes dans ton sac, soit je me laisse mourir ici.
  13.  Aron éclata à son tour.
  14. - Tu as osé fouiller dans mes affaires! J'aurais dû m'en douter. Et bien tant pis pour toi. Parce que justement, après mure réfléxion, j'étais presque décidé à t'aider. Mais puisque c'est comme ça, n'y comptes pas. Tu peux crever.
  15. Je tentai de le raisonner.
  16.  - Aron, as-tu vraiment besoin de CINQ paires de chaussettes? Est-ce que quatre ne te suffiraient pas.
  17.  Il se mit à hurler.
  18. - Si ça me plait, j'en mettrai 10, 20, 50 paires, rien que pour t'embêter. Je les enfilerai les unes sur les autres, rien que pour ne pas t'en préter.
  19.  Je fis mine de céder.
  20.  - Après tout, déclarai-je, ces chaussettes sont à toi, tu peux en faire ce que tu veux.
  21. Mais je ne reculeais que pour mieux sauter. j'attendis patiemment qu'un besoin naturel l'amène une nouvelle fois derrière un arbre. Je plongeai alors sur son sac, et en extirpai une magnifique paire neuve en fil d'écosse. Aron pouvait hurler toute la nuit, je ne la lui rendrai pas. A son tour, il s'avoua vaincu.
  22. - Je veux bien te préter une paire. Je te demande seulement que tu me laisses décider laquelle. Il retira doucement ses chaussettes, et c'est cette paire nauséabonde, plus puante peut-être que celle que j'avais aux pieds, qu'il me proposa d'un air dégoutté.
  23. Mais le pire était encore devant moi. A cette puante offrande, il ajouta il ajouta une remarque qui l'était encore plus.
  24.  - Je te les prétes. Je ne te les donnes pas. Et je veux que tu mes rendes propres, lavées et repassées.
Par Adam Pianko - Publié dans : la mélodie
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